5 questions à Bruno Pelletier, chargé du label

Comment le label PME+ est-il né ?

Le label est né en fin d’année 2014. C’est le fruit de la réflexion d’entrepreneurs indépendants adhérents de la Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France qui souhaitaient créer un outil de différenciation et de valorisation pour les PME, TPE et ETI Françaises vis-à-vis de leurs clients consommateurs et distributeurs.

Beaucoup d’entrepreneurs PME engagés portent naturellement des valeurs sociales sociétales et environnementales, c’est donc naturellement que certains d’entre eux ont opté pour ce label d’entreprise française ancré sur un référentiel inspiré de la norme ISO 26000. Cette démarche collective contrôlé annuellement par un organisme indépendant signe le rôle des PME dans la création de valeur dans l’économie nationale, via l’amélioration de leurs relations avec leurs parties prenantes et la volonté de promouvoir une consommation plus responsable.

 

Quelles ont été les motivations à le créer ?

La motivation première c’est d’abord un ADN commun ancrée sur la volonté de répondre aux enjeux de la transition écologique et du développement durable. Ces entreprises fondatrices ont souhaité s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue créatrice de valeurs pour tous et impliquante pour développer de bonnes pratiques sociales sociétale et environnementales. C’était aussi l’opportunité de rejoindre une communauté aussi bien d’intérêts que d’engagements donnant plus de plus de visibilité à leurs initiatives individuelles. Grâce au logo PME+ visible sur les produits, ils sont facilement identifiables par les consommateurs qui peuvent reconnaître et privilégier, au moment de leur achat, des entreprises françaises éco-responsables.​

 

Quelles furent les entreprises pionnières ?

Au début, seulement 10 entreprises furent labellisées dont Biscuiterie de l’abbaye, Charbonneaux Brabant, Ideal, Kindy, La Brosse et Dupont, Les Ruchers du Gué, Malongo, Rica Lewis, Somapro et Tripes Paillard.  Elles ont été les premières ambassadrices de ce label en devenir.  A force de cooptation, d’implications, et d’actions de valorisation par la FEEF mais aussi par les distributeurs et les institutionnels qui soutenaient notre démarche depuis le début, de nouvelles entreprises françaises décidèrent de nous rejoindre.

 

Où en est aujourd’hui la communauté ?

La communauté des entreprises labellisées grandit d’environ 30% chaque année. Nous sommes aujourd’hui 102 entreprises de toutes tailles aussi bien dans l’alimentaire que dans le non alimentaire travaillant en marque nationale mais aussi en marque de distributeur. En ce début d’année déjà 30 entreprises ont manifesté l’envie d’obtenir ce label. De plus en plus d’entreprises Labellisées progressent dans leurs engagements RSE et tirent vers le haut l’ensemble des PME TPE et ETI françaises par leurs bonnes pratiques. Elles apposent de plus en plus le label sur leurs produits permettant de gagner jour après jour en visibilité.

 

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui veut se lancer dans la démarche ?

La clé d’entrée c’est d’abord de faire un état des lieux sur le niveaux d’engagement RSE de l’entreprise. Un questionnaire d’autoévaluation permet de très vite savoir le niveau de conformité de l’entreprise sur les exigence du label PME+. En fonction des résultats obtenus, soit l’entreprise a déjà un bon niveau de maturité RSE et peut planifier un audit avec l’organisme d’évaluation Ecocert Environnement. Si le niveau est encore insuffisant pour passer l’audit, la FEEF propose plusieurs solutions pour aider l’entreprise postulante à formaliser et structurer sa politique RSE. Il faut bien avoir conscience que le processus de labellisation s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue et que chaque année les entreprise labellisées progressent sur leur engagements et leurs bonnes pratiques.