Extruplast : « Il est possible de concilier industrie chimie et politique RSE »

La RSE pour rebondir en période de crise

Durant le confinement, Extruplast a mis ses forces en commun pour réaliser un nouveau projet avec la création de gel hydroalcoolique. La PME a réussi à s’organiser pour répondre au besoin des parties prenantes extérieures. Cela lui a demandé de créer des groupes de travail et de mettre en place une organisation différente. Pour cela, elle a utilisé les compétences de chacun des collaborateurs pour mener à bien ce projet à très court terme, sur des processus et des produits qui nous étaient inconnus. De plus, cela a permis la montée en compétences de nombreux services (grâce à l’utilisation de nouveaux produits, nouveaux processus, nouvelle organisation…). Les horaires de travail de chacun ont été adaptés pour éviter que les collaborateurs se croisent, mais également en développant le télétravail.

L’industrie chimie engagée dans l’éco-conception

La première motivation d’Extruplast à s’engager dans une politique RSE fut la volonté de redorer l’image de l’industrie chimie. « Nous souhaitons faire changer les mentalités du consommateur, des parties prenantes et des collaborateurs pour que tout le monde se sente concernés. Notre but est de démontrer qu’il est possible de réaliser des produits chimiques tout en étant soucieux des valeurs environnementales et sociales« . La mise en place d’une politique RSE a nécessité à l’entreprise de prendre des engagements et de mettre en oeuvre des actions. Extruplast a donc travaillé sur les emballages et les formules pour pouvoir proposer des produits écoresponsables. « Actuellement, le label PME+ rassure et est fortement apprécié dans les appels d’offre. De plus, il est la continuité de la certification 14 001 que nous avions déjà.
En effet, pour que l’entreprise soit pérenne, nous devons aussi nous adapter aux demandes et attentes du marché« .

L’importance de mesurer ses résultats

La performance des actions RSE chez Extruplast est mesurée grâce à plusieurs indicateurs chiffrés qui permettent d’obtenir une lecture directe des résultats :

• Indicateur de consommation performance énergétique : électricité et eau
• Indicateur RH et social : nombre d’alternants, stagiaires, transformation des intérimaires ou contrat d’alternance en CDD CDI, questionnaire de bien-être au travail
• Indicateur d’impact environnemental : emprunte Carbone, consommable au quotidien, écoconception de nos produits
• Indicateur sociétal : implication dans le mécénat, développement local
• Indicateur Achat : proportion des achats locaux sur achat total, poids du paramètre RSE dans les appels d’offre, la répartition des fournisseurs (cartographie des fournisseurs)

« Notre politique RSE nous permet l’acquisition de marché, la réduction des frais de transport car nous réfléchissons plus achat local, nous consommons de manière différente au sein des locaux ce qui nous permet des réductions au niveau de la consommation des biens courant (papiers, eau…). Nous ne parlons pas d’augmentation du CA à proprement parler mais d’une réduction des dépenses et du gâchis. Pour le moment, nous ne mesurons pas encore l’impact du facteur RSE seul sur les appels d’offre et les nouveaux clients ».

Les résultats sont abordés pendant les différents comités : comité stratégique, comité de direction, comité opérationnel, comité RH. Selon la nature des indicateurs, les résultats sont revus annuellement, trimestriellement, mensuellement.

Une démarche globale

L’entreprise propose des produits éco-responsables ou en PET (réduction de plastique). Pour les produits pour lesquels il est encore difficile de trouver une alternative, Extruplast limite son impact à travers des actions.
« Les nouveaux projets sont le développement de notre gamme de produits automobiles à la marque L’Arbre Vert Automobile composée actuellement de 3 lave-glaces (lave-glace été écologique, lave-glace -20 toutes-saisons et un lave-glace -30 dégivrant). Nous souhaitons proposer des bidons à la juste dose pour éviter le gâchis et la surconsommation ».

Pour réduire sa consommation d’énergie, la PME souhaite racheter une nouvelle centrale d’air comprimé qui remplacera deux machines pour ne plus renvoyer de l’air chaud à l’extérieur. « Cela va nous demander de refaire tout le système pour chauffer les locaux mais cela diminuera la consommation électrique par deux« . La nouvelle centrale d’air comprimé bénéficiera de son propre compteur, et permettra à l’entreprise d’être plus optimum dans la gestion de sa performance énergétique. Les centrales d’air sont les plus gros postes consommateurs d’énergie dans une entreprise actuellement.

 

 

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