L’Œuf de Nos Villages : un groupement d’éleveurs engagés au cœur des territoires

L’Œuf de Nos Villages c’est 400 aviculteurs regroupés pour développer leurs exploitations familiales en régions. Ils défendent ces dernières et les font vivre en misant sur leur atout : la proximité entre leurs exploitations et les points de vente. Cette proximité fait leur succès, mais elle n’est pas la seule…

 

De quoi êtes-vous le plus fier(e) dans votre entreprise ?

Stéphanie Ripoche, Présidente du groupement d’éleveurs L’Œuf de Nos Villages :

Stéphanie Ripoche

« Nos valeurs partagées par chacun des 400 éleveurs/éleveuses. Je suis fière de continuer à construire, développer, pérenniser un groupe qui partage depuis plus de 30 ans des valeurs fortes, contribuant à ancrer au cœur des territoires nos entreprises familiales. Ces valeurs sont le respect des Femmes, des Hommes, des Animaux et de l’Environnement. Nous sommes un groupement de 400 éleveurs, répartis partout en France. Notre force est ici : un maillage national, nous permettant d’être au plus proche de nos éleveurs, de nos clients et du consommateur. »

La force même du groupement est notre combativité. Nous avons cette capacité inédite à garder notre esprit de réussite, notre volonté de bien faire pour offrir à nos clients des produits de qualité. Nous avons aussi comme ambition d’apporter à notre échelle une contribution positive aux enjeux sociétaux d’aujourd’hui et nous nous engageons chaque année auprès d’associations. La solidarité et la sensibilité sont au cœur de nos projets. Ainsi, nous sommes soucieux de soutenir depuis plusieurs années les personnes qui sont dans le besoin par le biais de nos actions auprès de la Banque alimentaire, mais aussi auprès de l’association de lutte contre le cancer du sein – Ruban Rose – qui nous touche tous de loin ou de près. Par ailleurs, depuis quelques mois, au vu du fléau que traverse notre pays, nous nous sommes engagés au côté de l’association Hôpitaux de France. »

 

Jean-Pierre Picot, responsable maintenance du site la Fourcade : « Je suis arrivée dans cette entreprise au moment de sa création et depuis, je ne l’ai pas quittée. La proximité que nous avons avec tous les salariés permet une vraie reconnaissance de notre travail et de nos différentes réalisations. Un lien de confiance s’est créé entre nous et année après année, on me confit plus de responsabilités. »

 

François Thomas, salarié et futur dirigeant sur site La fourcade à Toulouse : « C’est l’entreprise de ma famille. C’était l’entreprise de mon grand-père, c’est aujourd’hui celle de mon père et de ma tante. Demain, ce sera la mienne. Je suis fier de cette réussite. Mon grand-père est parti d’un terrain vague et aujourd’hui nous avons un centre de conditionnement et 3 bâtiments de poules pondeuses. Nous travaillons donc en famille. Je suis fortement impliqué dans les tous les projets et connais tous les tenants et aboutissants de chacun ce qui est responsabilisant. Aussi, nous sommes une petite structure, nous connaissons tout le monde du siège ou du terrain ou encore nos fournisseurs. Nous avons donc des contacts humains directs et c’est la richesse d’une PME. »

 

Cette fierté est-elle liée à l’histoire de l’entreprise, à sa région, à ce qu’elle a construit au cours du temps ? S’est-elle renforcée ces derniers mois ?

Stéphanie Ripoche : « Cette fierté est liée à ce que tous les salariés ont en commun : le respect.  Respect de notre planète. Respect de nos terres, de celle que l’on va transmettre, par le bais de plantation d’arbres sur nos parcours. Mais aussi Respect des poules pondeuses par l’amélioration continue de leurs espaces de vie. Cette crise sanitaire nous aura d’une manière ou d’une autre liés. Nous nous sommes notamment montrés flexibles et adaptables pour répondre présents auprès de nos clients et des consommateurs dont la demande était forte. Au quotidien, toutes nos équipes se sont démenées pour éviter tous les problèmes possibles et assurer la sécurité logistique et sanitaire de notre filière. Cela a été une réussite et renforce notre fierté. »

Jean-Pierre Picot :  « Cette fierté est liée à l’histoire de l’entreprise. Nous avons grandi et évolué ensemble. Je peux dire que j’ai participé à l’évolution de l’entreprise, notamment dans l’amélioration des conditions de travail afin de réduire la pénibilité des différentes tâches. »

François Thomas

François Thomas : « Nous avons un impact sur la région. Nous développons l’emploi local avec nos propres salariés mais aussi via les partenariats que nous mettons en place avec d’autres éleveurs. Nous les accompagnons dans le développement de leurs activités pour se diversifier et ainsi contribuons au développement des filières de notre région. Enfin, nous travaillons avec les différentes usines d’aliments de la région.

La fierté s’est renforcé ces derniers mois en car ce que nous faisons, c’est-à-dire des œufs, a été considéré comme nécessaire. Via la crise sanitaire actuelle , nous avons pleinement mesuré l’importance de notre activité dans la société : notre activité sert à nourrir les Français. D’autant plus que nous avons des produits responsables, peu emballés et avec un emballage recyclable. Nous avons donc une activité essentielle et responsable. Par ailleurs, nous avons perçu de la reconnaissance de la part des salariés suite aux réorganisations que nous avons dû faire pour mener à bien notre activité pendant le confinement. »

 

Le sentiment de fierté est-il lié à des choses accomplies ou plutôt des projets futurs ?

Stéphanie Ripoche  : « Cette fierté d’appartenir à ce groupement d’éleveurs et de participer à mon échelle à ces projets m’anime au quotidien. C’est donc une fierté basée sur un ancrage mais aussi sur un avenir dynamique, éthique et responsable. »

« Se réunir ensemble est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite » – Henry FORD.

Jean-Pierre Picot

Jean-Pierre PICOT  : « Les deux. Je suis fier des différents choix que nous avons faits ensemble, notamment pour mettre en place des machines réduisant la pénibilité de notre travail ou encore l’installation de 1 500m² de panneaux photovoltaïques nous permettant d’être autonome dans un bâtiment. Je suis aussi fier de mon évolution. En arrivant, j’étais simplement responsable de maintenance dans une entreprise où la structure était beaucoup plus petite. Aujourd’hui, je suis toujours responsable de maintenance mais avec une équipe de 2 personnes et des responsabilités beaucoup plus importantes. On me fait confiance. »

François Thomas : « Aujourd’hui, je suis fier de l’ensemble des projets que j’ai pu mettre en place, qui ont aidé dans l’organisation du travail. Comme par exemple la mise en place de logiciel de gestion de production permettant d’analyser nos performances et donc de s’améliorer en permanence. Ou encore la mise en place de différents robots (ex. : filmeuse), permettant la simplification des différentes tâches difficiles à réaliser quotidiennement. Nous nous fixons pour objectif de diminuer la pénibilité du travail de nos salariés via l’automatisation pour leur permettre d’évoluer sur des missions à plus fortes responsabilités (gestion des robot notamment). En effectuant ces changements, nous continuons à préserver l’emploi local (emploi auprès de nos fournisseurs de machines mais aussi emploi dans notre entreprise en faisant évoluer nos salariés).»