RSE et PME : une même vision de long terme

S’il existe autant de façons de faire de la RSE dans les PME que de personnalités d’entrepreneurs, la vision de long terme est par contre unanimement partagée. Les indicateurs de performance des actions RSE sont des repères indispensables dans le temps,  mais les témoignages ci-dessous révèlent que la motivation de s’engager en RSE ne peut-être uniquement économique ou se réduire à des indicateurs.

« Ces indicateurs peuvent rapidement devenir difficilement mesurables, surtout pour une PME. » précise la Biscuiterie de Provence.

« C’est très difficile à mesurer. Certains aspects sur les consommations d’eau, électricité par exemple sont directement mesurables. D’autres aspects, liés par exemple au maintien de la biodiversité dans nos vergers, à la réduction des intrants,  la fidélisation des salariés et fournisseurs, ou l’éco-conception de nos innovations emballages ou variétales, etc… ne sont pas mesurables mais tirent l’entreprise vers une dynamique positive et perçue comme telle auprès de nos parties prenantes. » explique Vergers de la Blottière. La RSE est un cercle vertueux qui élargit la notion de bénéfices « D’un point de vue factuel, les produits dont les ventes progressent le plus dans notre gamme sont toutes porteuses de nos valeurs  RSE. Par exemple les innovations variétales comme la pomme Antarès® et la poire Qtee® qui soit sont naturellement résistante à certaines maladies soit sont conduites en HVE (Haute Valeur Environnementale) soit sous le label « Demain la Terre ». Mais aussi les poires, comme Sweet sensation° et Qtee° permettent le maintien et le développement d’une espèce en déclin en France (1 poire sur 2 est importée) ainsi que la valorisation de nos terroirs ; Les poires mûres à point ou les kits Je cuisine qui s’inscrivent dans une idée de service apporté aux consommateurs, tout en apportant soit une réduction des emballages ou une réduction du gaspillage alimentaire. » précise Vergers de la Blottière.

Les bénéfices sont aussi visibles dans la politique RH

« La fidélisation du personnel, la fierté d’appartenir à une entreprise ayant une vision à long terme et consciente de la valeur de ses employés, une amélioration de l’implication de certains de par la participation des parties prenantes dans certaines stratégies d’entreprise. La réduction du gaspillage et la recherche de valorisation pour les co produit permet de limiter les pertes » explique Sabarot.

S’engager en RSE est-ce un investissement qui au démarrage coûte plus cher à l’entreprise ? « Oui, c’est un investissement, mais il est non négociable car fait partie de notre ADN. » nous répond la Biscuiterie de Provence

Il arrive aussi que cet investissement rapporte là où on ne s’y attendait pas

« Voici un exemple d’action de solidarité lié au covid qui a eu un impact direct : au tout début du confinement, à la demande du doyen de la faculté de santé d’Angers, alors que la peur gagnait, nous nous sommes organisés en un temps record pour adapter nos installations pour pouvoir produire de la Solution Hydro-alcoolique en quantité industrielle pour les services de santé. Cela a été un formidable élan de solidarité de la part de nos équipes, réunis autour de ce projet. Un résultat inattendu : beaucoup de remerciements et notre boutique d’usine qui ne désemplit pas depuis le déconfinement ! » nous raconte Giffard.

« La plupart des indicateurs ne sont pas directement économiques, mais insufflant dans notre sphère d’influence certaines valeurs permettant diverses optimisations, cela permet d’améliorer nos résultats ainsi que ceux de nos fournisseurs et prestataires. » confirme Sabarot.

Au delà de l’économie, cette vision long terme de la RSE ne fait qu’un avec la « raison d’être » des PME comme celle d’Hari&Co qui est de proposer une alimentation plus saine et plus durable.  « Certes l’aspect économique à un rôle à jouer concernant la croissance de l’entreprise mais nous cherchons avant tout à développer la filière de la légumineuses française et bio. Nous avons à cœur de promouvoir nos produits afin que les consommateurs diminuent leur consommation d’aliments d’origine animale (classé catégorie 1A et 2A par le CIRC) et augmentent la consommation de végétaux et de fibres tout en maintenant et recouvrant leur apport protéique. »

 

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